http://sauvons.dhuis.fr/

jeudi 22 janvier 2015

Le collectif : Sauvons la Dhuis

Nous avions évoqué en son temps le scandale sanitaire du projet de reprise et d’exploitation par la société Placoplâtre du site de l’ancien fort de Vaujours, anciennement haut-lieu d’expérimentations nucléaires en plein coeur de la banlieue nord-est de Paris.
Compte-tenu de l’état d’extrême pollution ( déchets radioactifs et explosifs ) et des risques de contamination qui en résultent, des associations locales s’étaient élevées contre le projet, ce qui n’avait pas empêché les travaux de commencer .
Fort d’un soutien populaire massif (pétition signée par 120 000 personnes) et de l’appui d’analyses indépendantes, CRIIRAD (ici et ), ASN, IRSN (ici et ), le collectif « Sauvons la Dhuis » a décidé d’entamer une procédure judiciaire dont le but est d’obtenir une reconnaissance officielle des risques et l’ abandon pur et simple du projet.
Bien sûr, il faut un peu d’argent d’où le lancement d’une campagne de collecte par l’intermédiaire de Citizencase, la première plate-forme de financement participatif pour un meilleur accès à la justice.
Une démarche citoyenne de bout en bout à laquelle chacun est invité à participer.
TOUS LES DÉTAILS ICI

Dhuis_Coubron_17102011_01_Web.jpg

Objet du collectif :

Le collectif « Sauvons la Dhuis » s’oppose à toute opération qui viendrait dénaturer, altérer ou nuire à la coulée verte que constitue la promenade de l’aqueduc de la Dhuis.

Il demande également qu’aucune nouvelle exploitation de gypse à ciel ouvert ne soit plus autorisée sur la butte de l’Aulnay.

Le collectif « Sauvons la Dhuis » demande aux élus de la Ville de Paris, au Conseil général de Seine et Marne, au Conseil régional d’Ile de France et aux élus des villes concernées de s’opposer fermement à la cession de parcelles de l’aqueduc de la Dhuis à la société BP Placo (filiale du groupe Saint-Gobain).

Pour la vérité sur le Fort de Vaujours, une pétition a été mise en ligne :

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SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L’ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Le collectif est composé des associations suivantes :

Villevaudé… Demain

Président : Pierre Huguemin

Rue de la Grange 77410 VILLEVAUDE http://www.villevaude-demain.com

Les Abbesses de Gagny-Chelles

Président : Christophe Nédélec

67 av. Paul-de-Kock 93220 GAGNY http://www.dhuis.fr

Environnement 93

Fédération des Associations de protection de l’environnement de Seine-Saint-Denis

Président : Francis Redon

11, allée des Sources 93220 GAGNY http://www.environnement93.fr

Les Amis de Carnetin

Représentant : Claude Gautrat

Mairie, rue Albert-Mattar 77400 CARNETIN http://www.lesamisdecarnetin.org

UNION DES FAMILLES LAÏQUES DE MARNE ET CHANTEREINE (UFAL)

Représentant : Philippe Martin

39, avenue Francois Mitterrand 77500 Chelles

Publié le vendredi 2 décembre 2011 par hullnudd

Fort de Vaujours : l’heure de la Justice a sonné

Fort de Vaujours : l’heure de la Justice a sonné

Vous recevez ce présent message car vous êtes un des 110.000 signataires de notre pétition demandant la vérité sur les contaminations et les pollutions du Fort de Vaujours.

Lien vers la pétition : https://www.change.org/p/pour-la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-radioactivit%C3%A9-et-les-pollutions-du-fort-de-vaujours

Le succès de cette pétition portée par Change.Org a permis :

  • une mobilisation exceptionnelle à l’échelle nationale,
  • des manifestations ayant réuni des centaines de personnes,
  • une médiatisation du sujet dans les plus grands médias nationaux et même au delà de nos frontières (New York Times , BFMTV, FRANCE 5, FRANCE 3, Charlie Hebdo, 20 minutes, le Parisien, Aujourd’hui en France, Politis,, L’humanité, AFP, …),
  • la reconnaissance de la contamination radiologique du Fort de Vaujours suite aux quarante années d’expérimentations du Commissariat à l’Énergie Atomique pour y développer, dans le plus grand secret, les détonateurs des bombes atomiques de l’armée française,
  • une suspension temporaire des démolitions des bâtiments du site pratiquées suivant un protocole mettant en danger les travailleurs et les populations riveraines.

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Le Fort de Vaujours, lieu d’expérimentation des détonateurs des bombes atomiques françaises de 1951 à 1997.

Si vous n,’avez pas été en mesure d’assister à la diffusion du reportage « Pollution des sols, le scandale caché », vu par plus d’un million de téléspectateurs, en date du 20 janvier dernier sur France5, veuillez suivre le lien suivant : http://youtu.be/4u328IyYeHs

Malgré cette prise de conscience à l’échelle nationale et internationale des dangers du projet d’exploitation des sous-sols du Fort de Vaujours sur la santé des travailleurs et des populations environnantes, le projet de la société BP PLACO (Anciennement PLACOPLATRE) et filiale du groupe SAINT-GOBAIN est en passe de reprendre avec l’accord de tous les services de l’Etat Français.

Depuis 5 mois, le collectif « Sauvons la Dhuis » travaille sans relâche avec un cabinet d’avocats spécialisé pour étudier tous les moyens légaux pouvant aboutir à un arrêt définitif de ce projet à très hauts risques aux portes de Paris.

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La fédération des associations environnementales de Seine-Saint-Denis, Environnement 93, membre du collectif « Sauvons la Dhuis » possède tous les agréments nécessaires pour porter cette action devant les tribunaux. Nous remercions, par la même, son conseil d’administration pour avoir soutenu cette action à l’unanimité.

LogoCitizenCase-1000_blanc.jpg

Pour faire aboutir cette action, nous avons besoin de votre soutien. C’est en ce sens que nous faisons appel à vous. Nous vous invitons à y prendre part grâce à Citizencase, une plateforme de financement participatif pour un meilleur accès à la justice pour les associations.

Citizencase a permis notamment à France Nature Environnement, notre fédération nationale, de lever les fonds nécessaires pour continuer ses actions en justice contre la construction du Barrage de Sivens et de l’Aéroport de Notre Dame des Landes.

Nous avons aujourd’hui besoin du même engouement populaire et citoyen. Les versements sous forme de dons vous permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % dans la limite des 20 % du revenu imposable.

Vous pouvez d’ores et déjà nous soutenir à en allant sur le site Citizencase à l’adresse suivante : http://citizencase.org/projet/fort-de-vaujours-vous-avez-dit-radioactif/

Cette campagne de collecte de soutiens nous permettra de préparer les recours juridiques à venir, et mettre ainsi un terme au projet de PLACOPLATRE.

Donner, c’est participer à la construction d’un modèle alternatif, respectueux de l’environnement, soucieux de la santé des personnes et de notre droit à l’information.

Donner, c’est déjà agir !

Votre soutien nous est précieux !

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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mardi 20 janvier 2015

Fort de Vaujours : Diffusion d’un documentaire Mardi 20/01/2015 sur France5

Fort de Vaujours : Diffusion d’un documentaire Mardi 20/01/2015 sur France5

Sauvons la Dhuis

19 janv. 2015 — Bonjour à toutes et tous,

Vous avez été plus de 91.000 signataires de notre pétition demandant la vérité sur les contaminations et les pollutions du Fort de Vaujours.

Lien vers la pétition : http://www.change.org/FortdeVaujours

Nous vous informons que Mardi 20 Janvier 2015 à 20h30, un documentaire sera diffusé dans l’émission « Le Monde en Face » sur France5. Ce documentaire s’intitule : Pollution des sols, le scandale caché.

Dans ce documentaire de Sarah Oultaf, il sera question, entre autres, du Fort de Vaujours.

Une bande annonce de reportage est disponible ici : http://www.dailymotion.com/video/x2et0ua_le-monde-en-face-bande-annonce-20-01-2015_tv.html
Une critique du reportage est accessible ici : http://www.natura-sciences.com/environnement/pollution-des-sols-scandale-cache807.html

Nous avons beaucoup travaillé pour que le sujet du Fort de Vaujours soit traité dans ce reportage. Nous vous invitons donc à le regarder avec attention.

Notre mobilisation va bientôt reprendre. Nous reviendrons vers vous d’ici la fin de la semaine avec des annonces d’importance qui nous l’espérons saurons relancer ce dossier.

Restez donc connecté.

Merci encore de votre soutien et à très bientôt,

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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vendredi 4 juillet 2014

Fort de Vaujours : le Protocole de la Honte

Fort de Vaujours : le Protocole de la Honte

Le 20 mars 2014, nous avions dévoilé que Placoplatre avait démarré à l’abri des regards la destruction du Fort de Vaujours. Nous avions dénoncé un démarrage irresponsable et inconscient des démolitions ainsi que l’incompétence totale de l’ensemble des experts de cet industriel à détecter les contaminations à l’uranium du Fort.

Notre communiqué en date du 20 Mars 2014 : http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/03/20/Le-Fort-de-Vaujours-%3A-la-destruction-des-b%C3%A2timents-a-commenc%C3%A9.

Fort2Vaujours_25022014_Fronton03_Web.jpg

Le Fort de Vaujours, lieu d’expérimentation des détonateurs des bombes atomiques françaises de 1951 à 1997.

Cette première campagne de destruction s’est achevée mi-mai pour un total de 24 bâtiments. Elle a été réalisée par des salariés de la société Brunel Démolition, filiale du groupe Colas.

Le 02 Juillet 2014, après-midi, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a rendu publique un rapport en date du 17 Avril 2014 qui fait froid dans le dos.

Lien vers le rapport de l’IRSN : http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/Documents/Avis-IRSN-2014-00155_Vaujours-Placoplatre.pdf

À la lumière de ce rapport qui analyse le protocole de démolition des bâtiments, il apparaît clairement qu’il y a eu mise en danger des travailleurs et des riverains ainsi qu’un non-respect de l’environnement.

Dans ce rapport particulièrement accablant, l’IRSN accuse Placoplatre d’avoir retenu une méthodologie incapable de détecter les contaminations à l’uranium du Fort et « d’écarter la présence d’une contamination résiduelle susceptible de générer une exposition interne par inhalation ou ingestion involontaire des travailleurs ».

L’IRSN estime ne pas être « en mesure de se prononcer sur le bienfondé de l’approche retenue pour prévenir des risques d’exposition des travailleurs et du public« . Elle enfonce le clou en précisant qu’il n’y a eu « aucune évaluation des risques d’exposition interne, ni de disposition opérationnelle particulière qui permettrait de le prévenir« .

Nous avons une pensée attristée pour les travailleurs qui ont participé à cette première campagne de démolition, à eux ainsi qu’à leurs familles. Nous avons également une pensée pour les usagers de la promenade de Dhuis qui passe juste en contrebas du Fort de Vaujours.

Il convient de signaler que Placoplatre a organisé des visites du chantier pour des élus du secteur dont certains ont pu assister en direct à la destruction de bâtiments.

L’IRSN ajoute qu’il n’y a eu « aucune disposition de protection particulière visant à éviter la dissémination des poussières dans l’environnement lors des travaux«  avant d’affirmer que le dossier de Placoplatre ne « permet pas d’apprécier le caractère probable ou non d’une contamination des bâtiments selon leur usage passé« .

De Mars à mi-mai 2014, Placoplatre a donc mis en danger la santé d’autrui. Daté du 17 Avril 2014, le rapport de l’IRSN n’aura même pas été pris considération. Les destructions se poursuivront pendant plus d’un mois.

Malgré nos avertissements incessants et nos demandes répétées, les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, n’ont rien fait pour faire cesser cette campagne, bien au contraire.

Le 2 juillet 2014, quelques heures seulement avant de la publication officielle du rapport de l’IRSN, la préfète de Seine-et-Marne, Nicole Klein, a fini par annoncer qu’il n’y aurait plus de nouvelles démolitions tant que Placoplatre n’aura pas mis en œuvre un protocole validé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cette déclaration a été faite lors de la première réunion de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours. Dans les mois qui viennent, Placoplatre désire procéder à la destruction de 211 bâtiments supplémentaires. Ces démolitions futures sont censées être encadrées par le travail de cette commission.

Que peut-elle dire aux travailleurs ainsi qu’aux riverains du Fort dont la santé est mise en danger et qui sont peut être déjà contaminés par un mal intérieur qui se déclarera dans plusieurs années sous la forme de cancers ???

Que penser de ces préfets qui, lors de la première réunion de cette commission, ont laissé Placoplatre affirmer que sa campagne de destruction s’était parfaitement déroulé ? Et pourquoi ont-ils fait en sorte que le rapport de l’IRSN ne soit jamais évoqué ???.

Que penser de ces préfets, qui ont pipé tous les dés de cette commission en n’invitant pas toutes les associations du collectif « Sauvons la Dhuis » et en refusant l’expertise indépendante de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) pourtant partie prenante de ce dossier depuis plus de 13 ans ???

Tout a été mis en œuvre pour qu’il n’y ait aucun débat contradictoire !!!

Notre communiqué du 19 Juin 2014 : http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/06/19/FORT-DE-VAUJOURS-%3A-L%E2%80%99irresponsabilit%C3%A9-totale-des-services-de-l%E2%80%99Etat
Lire le communiqué de presse de la CRIIRAD en date du 26 février 2014 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Ces agissements inacceptables portent un coup terrible à la crédibilité des services de l’État, ainsi qu’au fondement démocratique de notre nation. Ils laissent présager du pire. Nous demandons au Préfet de la Région Ile de France de reprendre en personne la direction de cette commission et fasse enfin respecter l’État de droits.

Le collectif « Sauvons la Dhuis » exige toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du Commissariat à l’Énergie Atomique sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997 ainsi que l’abandon définitif et immédiat du projet d’exploitation du site par la société Placoplatre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 19 juin 2014

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

Le 17 février 2014, des associations du collectif « Sauvons la Dhuis » ainsi qu’Ile de France Environnement ont adressé un courrier officiel au ministre de la défense. Pour des raisons de sécurité et de santé publique, il était demandé au ministre de transmettre les informations détaillées permettant la localisation précise de l’ensemble des ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur d’un point de vue radiologique, chimique et pyrotechnique.

Manifestation du 17 Mai 2014

Manifestation du Collectif « Sauvons la Dhuis » en date du 17 Mai 2014

Ce courrier avait donc pour objectif d’obtenir des informations précises sur la localisation et la nature des pollutions liées aux expériences qui ont été réalisées sur le Fort de Vaujours pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises de 1955 à 1997.

En effet, ces expérimentations réalisées par la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) pour le compte de l’armée française sont toujours frappées du secret défense.

Depuis la fermeture du Centre d’Étude de Vaujours, le CEA n’a cessé de fournir des informations fragmentaires, contradictoires ou volontairement erronées mises à mal par toute une série de documents officiels et officieux, des vidéos et des entretiens d’époque, des rapports d’expertises indépendants dont notamment ceux de la CRIIRAD, ainsi que de nombreux témoignages d’anciens travailleurs du site.

Ces sources multiples, convergentes et souvent irréfutables ont permis de révéler :

Nous voulions que le ministère de la défense s’engage enfin à révéler au public toute l’étendue des expérimentations réalisées sur le Fort de Vaujours.

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Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l’Uranium.

Près de 4 mois après notre courrier, la réponse du ministère de la défense donne un quitus total aux activités du CEA en oubliant ou ignorant consciemment tout ce qui s’est passé sur le Fort de Vaujours de 1955 à 1997, en prétextant que cela n’est pas de sa responsabilité.

Le CEA est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC); à ce titre il dispose d’une autonomie financière et administrative, mais l’Etat ne peut se soustraire à sa responsabilité quant aux risques et nuisances liées aux activités de cet organisme public de recherche scientifique sur le Fort de Vaujours.

Le ministère de la défense assure dans ce courrier que le CEA a toujours fait preuve de la plus grande transparence. Il déclare notamment que de nombreuses informations sont consultables sur internet et ose citer en exemple le site internet de Placoplâtre dédié à la communication autour de leur projet d’exploitation des sous-sols du fort !!!

Donner en exemple, un site internet de la société Placoplâtre pour l’obtention d’informations objectives sur le sujet, ne trompe plus sur les ramifications de cette société privée jusqu’au sommet de l’État français au point d’influencer les positions officielles du ministère de la défense.

Pour finir, le ministère botte en touche et nous demande de nous rapprocher des préfectures et de continuer de participer aux commissions stériles organisées sur le sujet depuis 2011, tandis que le 25 février dernier, il a été démontré que le site était toujours contaminé à l’uranium et que Placoplâtre a entamé depuis, sans état d’âme, la destruction du fort avec un protocole, rejeté par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), qui n’apporte pas de garanties suffisantes pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Cette réponse écrite est indigne d’un ministère de l’État Français et d’un pays « démocratique » tel que la France, elle démontre un abandon total des services de l’État pour la préservation de la santé des travailleurs et des populations des villes riveraines (Courtry, Coubron, Vaujours et Villeparisis) au profit des intérêts économiques d’une société privée.

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense – page 1

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense – page 2

Une Commission de Suivi de Site (CSS) autour du Fort de Vaujours a été créée par les préfectures de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis. Une première réunion aura lieu, le 02 Juillet 2014 à Melun. Il convient de préciser que la ville de Melun est située à plus de 60 kms du Fort de Vaujours et nombreux sont ceux qui déjà en vacances ne pourront y participer !!!

Le collectif « Sauvons la Dhuis » ainsi que la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en ont été exclus tandis que la société Placoplâtre pourra se faire assister d’experts du CEA et l’Autorité de Sûreté Nucléaire de techniciens de l’IRSN !!!

Cette commission a été voulue par le ministère de l’environnement et les préfectures ont choisi délibérément de ne pas inviter les acteurs majeurs de ce dossier qui « dérangent ».

Cette nouvelle manœuvre des services de l’État Français pour enterrer ce dossier au profit des intérêts d’une société privée est tout simplement inqualifiable, il n’y a pas d’autres mots.

>> Lien vers le document de constitution de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours – AI_CSS_Fort_de_Vaujours_18_juin_2014.pdf

Le collectif « Sauvons la Dhuis » exige donc toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du CEA sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997, l’arrêt immédiat des démolitions en cours et l’abandon définitif du projet d’exploitation du site par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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vendredi 30 mai 2014

Fort de Vaujours : La responsabilité de l’Etat en question !

Fort de Vaujours : La responsabilité de l’Etat en question !

Pour commencer, nous voudrions remercier les plus de 400 personnes qui ont répondu à l’appel de notre dernière manifestation, en date du 17 mai dernier, pour exiger l’arrêt des démolitions et l’abandon définitif du projet de Placoplatre sur le Fort de Vaujours.

Manifestation du 17 Mai 2014

Depuis notre dernier communiqué, quelques rebondissements se sont produits.

Le 12 mai dernier, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a considéré que le protocole de démolition mis en œuvre par Placoplatre pour détruire les 26 premiers bâtiments du Fort ne présentait pas de garanties suffisantes pour assurer la protection des travailleurs, du public et de l’environnement au regard des risques radiologiques. Cet avis a été rendu alors que la première tranche du chantier était déjà en passe d’être terminée. À ce jour, il subsiste encore plus de 150 constructions à démolir.

Le directeur d’exploitation de Placoplatre, à la divulgation de cet avis, a osé déclarer, par voie de presse, qu’il n’avait pas « d’état d’âme » !!! Un tel cynisme devant le fait accompli est tout simplement intolérable.

L’avis de l’IRSN démontre d’une manière indiscutable que les travailleurs et les riverains ont été mis en danger et cela dès le début des opérations de destruction du Fort.

En avril dernier, nous avons mis la main sur des documents officiels prouvant que le Commissariat à l’Énergie Atomique a réalisé sur le Fort de Vaujours d’importantes expérimentations mettant en œuvre du béryllium.

Le béryllium fait partie des produits chimiques les plus dangereux. Ce métal utilisé dans le nucléaire est non radioactif mais il est extrêmement toxique pour l’homme. Toute manipulation du béryllium comporte un risque très grave pour la santé.

L’inhalation de poussières et autres fumées véhiculant des particules de béryllium peut, même à très faible dose et après l’arrêt de l’exposition, provoquer des cancers, ainsi qu’une autre maladie mortelle : la bérylliose.

En plus de la présence désormais avérée de contaminations à l’uranium, nous avons toujours pointé la quasi-absence d’analyse des sols au niveau des risques liés au métaux lourds ainsi qu’aux pollutions chimiques et pyrochimiques.

En effet, des contaminations à l’uranium, trouvées à leurs risques et périls par nos membres en 2011, ont été officialisées devant huissier de justice le 25 février dernier. Ces contaminations ont été niées pendant plus de 3 ans par Placoplatre. Par la force des choses, le 15 avril dernier, l’IRSN et l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont été contraints d’admettre officiellement que le Fort de Vaujours était toujours contaminé.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l’Uranium.

Si l’irresponsabilité et l’incompétence manifeste de Placoplatre continuent, que se passera-t-il, sur ce site contaminé, quand il faudra achever la destruction des infrastructures du Fort, déplacer des millions de m3 de terres puis éclater la pierre à plâtre du massif de l’Aulnoye à coups d’explosifs ?

Quand le ministère de l’Environnement et les services de l’État vont-ils enfin prendre leurs responsabilités ?

Quand le ministère de la défense va-t-il enfin lever le voile sur les secrets qui pèsent sur ce lieu de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises ?

Quand les préfectures vont-elles enfin prendre la pleine mesure des risques en cours et à venir que le projet de Placoplatre fait peser sur les travailleurs et les populations riveraines ?

Quand les élus des villes concernées vont-ils faire ce qui est nécessaire et indispensable pour faire stopper les démolitions en cours et mettre un terme à ce projet délirant aux portes de Paris ?

Nous sommes désormais toutes et tous au pied du mur.

Le collectif « Sauvons la Dhuis » re-demande avec plus de force que jamais que les destructions cessent sur-le-champ et que le projet d’exploitation de Placoplatre soit définitivement jeté aux oubliettes.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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lundi 19 mai 2014

Fort de Vaujours : 500 manifestants contre la carrière au fort de Vaujours

Article du Parisien en date du 19 Mai 2014 :

500 manifestants contre la carrière au fort de Vaujours

A l’appel de l’association Sauvons la Dhuis et d’EELV 93, 500 manifestants ont réclamé l’arrêt des démolitions engagées par Placoplâtre.

« Casse-toi, placo ! », pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants massés devant l’usine Placoplatre. Près de 500 personnes s’étaient donné rendez-vous pour demander l’arrêt du chantier de démolition engagé par le géant du plâtre au fort de Vaujours. Ancien centre d’expérimentation du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le site, qui a fermé en 1997 après quarante ans d’essais de détonique à l’uranium, montre une radioactivité anormale dénoncée depuis 2001 par les associations locales et la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).

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Propriétaire de 40 ha de ce site classifié pollué par le ministère de l’Environnement et frappé d’une servitude d’utilité publique par la préfecture depuis 2005, Placoplatre a déjà démoli quelque 26 bâtiments. Lundi dernier, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a publié sur son site une note d’information dans laquelle le protocole de démolition établi par Placo est jugé « insuffisant ».

« Nous nous battons depuis des années pour que la pollution du site à l’uranium, mais aussi à d’autres substances hautement toxiques, soit reconnue par le CEA, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Placo, a rappelé au micro Christophe Nédelec, de l’association Sauvons la Dhuis. En 2011, nous avons effectué nous-mêmes des mesures et, en deux heures et de nuit, nous avons trouvé des points chauds radioactifs à plus de trente fois la norme ! Ce qu’a fini par confirmer l’ASN le 25 février dernier, après que tous les acteurs nous ont traités d’affabulateurs ! Aujourd’hui nous demandons l’arrêt du chantier de démolition engagé en catimini par Placo, qui n’a même pas attendu l’avis de l’ASN sur son protocole ! »

En première ligne de la manifestation, la sénatrice (EELV) de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud, a rappelé son engagement à organiser une réunion de travail avec la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, avant l’été. Mais elle a surtout demandé un moratoire et « l’arrêt de la démolition avant que des études indépendantes soient réalisées sur l’ensemble du site ».

Le candidat aux européennes et ex-secrétaire national EELV, Pascal Durand, s’est, de son côté, engagé à aider à « faire stopper la démolition devant les tribunaux ». « La logique de Placo est celle du fait accompli, alors que l’on sait maintenant officiellement que le site est pollué, c’est indécent ! ».

Présent hier, le maire (DVD) de Courtry, Xavier Vanderbise, également vice-président de Marne et Chantereine, propriétaire d’une partie du fort, a assuré « qu’aucuns travaux ne seraient engagés par la communauté de communes avant que des études soient faites ! » « Je me suis rendu sur le chantier et les conditions de travail ne m’ont pas satisfait. Je vais demander au plus vite un rapport de l’inspection ! », a déclaré l’élu après avoir appelé à une éventuelle nouvelle mobilisation. « Il faudra se rendre à la préfecture et chez Placo en semaine pour faire barrage ! »

A ses côtés, dans le cortège, Grégory Jurado, conseiller municipal d’opposition Front de gauche, a demandé au maire de Courtry « de faire stopper la démolition par tous les moyens, notamment en utilisant son pouvoir de police ». Une solution qui était sur toutes les lèvres dans les rangs des manifestants.

Des « espions » dans les rangs

Si le ton de la manifestation était plutôt calme samedi, un épisode a montré que les manifestants pouvaient aussi montrer les dents. Eric Flamant, chargé de mission pour Placo, faisait partie du cortège. En « civil », c’est-à-dire sans le costume qu’il porte habituellement, celui qui est présenté comme un consultant par BPB Placo s’est fait huer par les manifestants qui l’ont accusé d’être « un espion infiltré », avant d’être obligé de quitter la manifestation. Certains ont même affirmé l’avoir vu « renseigner la police en donnant les noms des meneurs de la manifestation ». « Il a osé dire que les travaux de démolition n’entraîneraient pas l’exploitation de la carrière ! », a déclaré Didier Delperoux, d’EELV 93.

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Sur Internet circule une vidéo qui montre Eric Flamant lors d’une réunion d’information chez un membre de l’opposition à Vaujours (Seine-Saint-Denis), José Da Silva. Il y déclarait alors en 2012 : « S’il y a un risque, ce sont nos ouvriers qui le prendront ! » Une sortie qui n’avait, à l’époque, pas échappé aux militants. D’autres intrus ont été aperçus durant la manifestation, écoutant les conversations et les entretiens privés des journalistes.

A l’issue du mouvement, Placoplatre a diffusé un communiqué assurant que « le projet d’exploitation est à un stade d’études jusqu’à fin 2015, qu’il sera soumis à autorisation préfectorale sur tous ses aspects : techniques, environnementaux et sanitaires ». Le géant du plâtre s’est également réjoui de l’éventualité d’une prochaine concertation constructive avec Ségolène Royal.

Marion Kremp | 19 mai 2014, 07h00

lundi 28 avril 2014

Fort de Vaujours : Appel à Manifester Samedi 17 Mai à Vaujours

Fort de Vaujours : Appel à Manifester Samedi 17 Mai à Vaujours

Devant le jusqu’au-boutisme de Placoplâtre, le collectif Sauvons la Dhuis vous invite à manifester Samedi 17 Mai 2014 à 15h00, devant la plâtrière de Vaujours.

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Manifestation pour la Vérité sur le Fort de Vaujours du 08/02/2014

Aux portes de Paris, Placoplâtre souhaite mettre en œuvre une carrière de plâtre à ciel ouvert sur les terres de l’ancien Fort de Vaujours. Ce site, lieu d’expérimentation des détonateurs des armes nucléaires françaises de 1951 à 1997, est contaminé à Uranium, très probablement au Béryllium ainsi qu’en d’autres substances et matières particulièrement dangereuses dont des munitions non explosées de la seconde guerre mondiale.

Après des années à nier l’évidence, les services de l’état au travers l’Autorité du Sûreté Nucléaire (ASN) ont enfin reconnu le 15 Avril 2014 que le site était toujours contaminé à l’uranium. Malgré la reconnaissance officielle des contaminations radioactives du site, Placoplâtre a commencé sans tarder la destruction des bâtiments du Fort.

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Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l’Uranium.

Sans protocole validé par les services de l’état, les destructions, commencées en toute discrétion depuis des semaines, sont réalisées par des travailleurs de la société sous-traitante « Brunel Démolition », entité du groupe Colas.

Ces travailleurs n’ont pas d’autres consignes que de porter de simples masques anti-poussières et d’asperger d’eau les débris comme s’ils détruisaient de simples constructions ordinaires. Ceci n’est vraiment pas un « protocole » de sécurité adapté pour un site présentant une telle dangerosité.

Ces démolitions sont réalisées sans tenir compte de l’uranium, du béryllium, de l’arsenic et de toutes les substances chimiques dangereuses connues et inconnues utilisées par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les expérimentations finales ont contaminé durablement l’environnement immédiat des populations du Sahara, de la Polynésie Française et d’ailleurs.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour exiger l’abandon du projet insensé.

Le rendez-vous est fixé au 290 Rue de Meaux 93410 Vaujours, à l’entrée de l’usine, Samedi 17 Mai 2014 à 15h00.

Nous comptons sur vous très nombreux pour que la destruction du Fort de Vaujours cesse sur-le-champ et que ce projet surréaliste soit définitivement abandonné et cela dans les délais les plus brefs.

C’est la santé des travailleurs et des populations qui est en jeu par l’éclatement planifié de cette colline qui surplombe les villes de Vaujours, Courtry, Coubron et Villeparisis.

Nos vies valent elles moins que du plâtre ?

Afin de montrer votre indignation, nous vous invitons à porter ce jour là un masque de protection contre les poussières.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n’envoyer aucun message à caractère politique.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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mardi 15 avril 2014

Fort de Vaujours : l’Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité

Fort de Vaujours : l’Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité du site

Suite à la confirmation des zones radioactives trouvées en 2011 par les associations, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de confirmer officiellement la radioactivité du Fort de Vaujours et demande à Placoplâtre de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des travailleurs et des populations riveraines.

Communiqué de l’ASN : http://www.asn.fr/Informer/Actualites/Fort-de-Vaujours-77-93

Pour rappel, le 25 Février dernier, des contaminations radioactives de 10 à 70 fois supérieures à la normale, trouvées par les militants associatifs en mai 2011, ont été confirmées par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l’Association de Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO) en présence de l’ASN, de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et d’un huissier de justice.

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Les mesures de radioactivité du 25 Février 2014

Lors de ces mesures, un fragment d’uranium s’est détaché des murs d’une des anciennes casemates laboratoire. Selon le rapport de la CRIIRAD : « la concentration en uranium dans le fragment analysé est susceptible d’atteindre 12,5 millions de Becquerels par kilogramme soit une valeur plus de 300 000 fois supérieure à la concentration moyenne de l’uranium dans l’écorce terrestre ».

L’uranium est un toxique chimique radioactif qui présente une très forte dangerosité par inhalation et par ingestion. Une exposition par contamination interne peut donc avoir de graves effets sur la santé sous la forme de cancers et de leucémies.

Pour rappel, le Fort de Vaujours, situé à seulement 15 kilomètres de Paris, a été utilisé, de 1955 à 1997, par le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises.

Selon les archives du CEA, un nombre important d’expériences consistait à faire imploser, à l’air libre et en salles, des sphères creuses d’uranium. Il pouvait y avoir jusqu’à une cinquantaine d’implosions par jour lors des grosses campagnes de tirs.

En 1967, 20 salles de tirs étaient opérationnelles. Seulement 5 d’entre elles ont été à ce jour identifiées sur le site. L’emplacement des 15 autres est à ce jour inconnu. Selon le CEA, jusqu’à 10kg d’uranium pouvaient être utilisés par tir dont des milliers ont été réalisés à l’air libre. A la lecture des archives en notre possession, nous trouvons également trace de l’utilisation d’une autre matière radioactive : le Carbone 14.

À ce jour, aucune donnée ou étude fiable ne permet de savoir la quantité réelle d’uranium ayant contaminé les terres du site ou les puits profonds de dizaines de mètres dans lesquels les eaux de lavage des salles de tirs étaient évacuées.

Depuis 2011, tous les organismes de contrôle mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont déclaré ou délivré des rapports affirmant que les zones trouvées par les associations n’étaient pas contaminées.

Ces zones radioactives ont pourtant été découvertes par les associations, en mai 2011, après seulement 2 heures passées sur site, au moyen d’un simple compteur geiger du commerce.

Fort de permis de démolir ayant été délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplâtre, depuis le mois de novembre 2013, a commencé la démolition des centaines de bâtiments du Fort de Vaujours.

Ces destructions sont réalisées :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l’Énergie Atomique pendant plus de quarante ans.
  • Et surtout sans aucune mesure de protection prise pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif « Sauvons la Dhuis » demande donc que cessent immédiatement ces destructions et l’abandon définitif du projet d’exploitation des sous-sols à ciel ouvert de Placoplâtre.

L’incompétence totale de l’ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans et le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 20 mars 2014

Le Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé.

Le Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé.

Nous venons d’apprendre que Placoplâtre, depuis le 07 Novembre 2013, a démarré, à l’abri des regards, la destruction des bâtiments du Fort de Vaujours.

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Le permis de démolir accordé par la Mairie de Courtry

Pour rappel, le 25 Février dernier, une contamination radioactive 70 fois supérieures à la normale, trouvée par les militants associatifs en 2011 dans un ancien bâtiment, a été confirmée par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en présence de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et d’un huissier de justice (http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/02/27/URGENT-Fort-de-Vaujours-%3A-Confirmation-officielle-de-la-contamination-radioactive).

Depuis 2011, tous les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont été dans l’incapacité de détecter cette zone pourtant parfaitement identifiée et très facilement détectable.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Fort de permis de démolir délivrés par les mairies de Courtry et Vaujours, Placoplâtre a déclaré aux mairies, le 07 Novembre 2013, l’ouverture du chantier de démolition du Fort de Vaujours. Ce chantier est un préalable indispensable à la réalisation de son projet d’exploitation des sous-sols du site.

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La déclaration du démarrage du Chantier de Démolition.

La destruction des 79 bâtiments du Fort Central, des 156 édifices construits autour de ce dernier ainsi que toutes les infrastructures et tunnels de liaison de l’ancienne fortification militaire, a donc commencé. Les permis de démolir permettent également l’abattage de plus d’un millier d’arbres.

Les permis n’ayant été contestés par personne ou par aucun organisme, tout recours administratif est désormais impossible.

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25/02/2014 : Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

La destruction des bâtiments et des infrastructures du Fort de Vaujours est donc réalisée :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l’Énergie Atomique pendant plus de quarante ans;
  • Sans en avoir préalablement informé la Commission Locale de Concertation et de Suivi;
  • Sans attendre les résultats de l’enquête publique indispensable à toute exploitation des sous-sols du site;
  • Et surtout sans aucune étude d’impact sur la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif « Sauvons la Dhuis » demande donc que l’État prenne ses responsabilités et ordonne l’arrêt immédiat du chantier.

Nous demandons expressément l’abandon immédiat du projet d’exploitation de Placoplâtre : le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site ainsi que l’incompétence totale de l’ensemble de ses partenaires à y détecter les contaminations radioactives sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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samedi 15 mars 2014

Fort de Vaujours : un reportage réalisé en 2001 pour le Vrai Journal de Karl Zéro

Fort de Vaujours : un reportage réalisé en 2001 pour le Vrai Journal de Karl Zéro

Un habitant de Coubron a exhumé une véritable pépite. Sur une vielle cassette VHS, il a retrouvé un reportage sur le Fort de Vaujours réalisé en 2001 pour le Vrai Journal animé par Karl Zéro. Il a envoyé la cassette à un laboratoire pour que celle-ci soit numérisée et il nous a contacté pour que puissions le diffuser.

Ce reportage est juste édifiant. Nous y voyons Lucien Baudouin ancien cadre du Commissariat à l’Energie Atomique raconter les tirs à l’uranium à l’air libre sur le poste RX3. Le dernier responsable du Centre d’Études Vaujours, Pierre Gicquel, explique aussi comment les poussières d’uranium au gré du vent se propageaient sur plusieurs centaines de mètres de rayon autour du Fort.

En mai 2002, dans des procès verbaux, le CEA a estimé officiellement avoir réalisé 2000 tirs à l’uranium sur le Fort de Vaujours dont 800 en casemates et 1200 à l’air libre avec une quantité maximale expérimentée estimée à 10 kg d’uranium par tir. Pendant la période d’activité, le CEA a estimé avoir utilisé un total de 1200 kg d’uranium. Les tirs à l’uranium, selon le CEA, auraient cessé en 1992. Il a également déclaré que 150 kg d’uranium auraient été dispersés et seraient donc toujours présents dans les sols et les sous-sols du site (Centre d’études de Vaujours : Rapport du Groupe Santé, Juillet 2002).

Dans ce reportage, nous découvrons, Monsieur Antigua en 2001 qui arrive à l’improviste sur le tournage du documentaire. Ce dernier a témoigné récemment dans la presse pour raconter les conditions de travail des sous-traitants sur ce site. Quand on sait que le 6 février dernier, suite à son témoignage, le CEA devant les élus du secteur a osé affirmer que M. Antiga a été abusé par les responsables des associations d’opposition qui l’ont amené à contrefaire la vérité.

Et bien, le collectif n’existait pas en 2001 et la majorité de ses associations non plus. Nous avons fait sa rencontre, pour la première fois, sur le tournage du reportage de France3 en janvier 2014. Nous nous demandons bien qui, dans ce dossier, cherche réellement à contrefaire la vérité ?

Témoignage de Mr Antigua dans l’édition du Parisien : Les révélations de 2 personnes ayant travaillées au Centre d’Études du Fort de Vaujours.

Voici donc ce reportage, qui a aussi surpris ceux qui connaissent bien le dossier (http://youtu.be/DQZnO4Lh5bE) :

jeudi 13 mars 2014

Fort de Vaujours : Reportage d’Actu-Environnement réalisé par Marie Jo Sader

Contamination radioactive aux portes de Paris : mythe ou réalité ?

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Lien vers le reportage vidéo sur le site d’Actu-Environnement : http://www.actu-environnement.com/ae/news/polemique-contamination-radioactive-fort-vaujours-21039.php4

Le Reportage Vidéo :

L’article associé au reportage Vidéo :

La polémique enfle sur la friche industrielle du Fort de Vaujours, anciennement exploitée par le CEA pour des recherches sur les armes nucléaires. Le taux élevé de décès chez les riverains du fait de tumeurs inquiète, tandis qu’un projet d’exploitation du gypse du sous-sol se profile.

Dix-sept ans que l’ancien centre atomique de Vaujours (départements 77 et 93) n’est plus qu’une friche industrielle et pourtant son passé militaire n’a pas fini de resurgir. En cause notamment : des pollutions radioactives générées par quarante années d’activités du CEA. Quarante années durant lesquelles le Commissariat à l’Energie Atomique va tester sur cette zone des sphères atomiques factices à l’uranium appauvri utiles au développement d’armes nucléaires.

Quels risques pour les riverains ?

Situé entre la Seine-et-Marne (77) et la Seine-Saint-Denis (93), ce site est-il aujourd’hui contaminé ? Et présente-t-il un risque sanitaire pour les riverains ? Une étude sur le taux de décès par tumeur dans la commune avoisinante de Courtry (77) interpelle : 55% pour les hommes, 49 % pour les femmes. Des pathologies thyroïdiennes seraient en constante augmentation selon Ludovic Toro, médecin sur la ville voisine de Coubron. Dès lors, le collectif « Sauvons la Dhuis » organise la mobilisation. En début d’année, une pétition circule. Elle sera suivie d’une manifestation rassemblant riverains, associations et élus au nom de la vérité sur l’état du site de Vaujours.

Mais l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France relativise ces chiffres qui, selon elle, ont été sortis de leur contexte. L’ARS fera également remarquer qu’il n’existe pas de lien entre le contact avec l’uranium appauvri et les pathologies de la thyroïde. Mais le site a-t-il été correctement dépollué ?

Débat autour de la contamination radioactive

Depuis que le CEA l’a quitté en 97, la procédure de dépollution ne va cesser d’être remise en question par des allées et venues d’experts sur le terrain. Notamment la Criirad, seul laboratoire indépendant, qui depuis sa première expertise en 2001, ne va cesser de clamer que le fort de Vaujours est toujours pollué.

Mais si ce site fait autant parler de lui aujourd’hui c’est en raison du projet de la société Placoplatre de creuser sous le fort une carrière à ciel ouvert. En effet l’ex-centre du CEA est situé sur un important gisement de gypse. En 2010, « Placo » a acquis 45 hectares du site pour étendre son exploitation alors que son usine à Vaujours est déjà le premier complexe plâtrier mondial.

Ce chantier est-il risqué ? Des poussières radioactives pourraient-elles être remises en suspension et ingérées ou inhalées ?

Le 25 février dernier, une nouvelle expertise est menée sur le fort en présence de trois organismes différents dont la Criirad et l’IRSN, organisme mandaté par l’Etat pour encadrer Placoplatre dans ses travaux. Sur place les experts se sont montrés en désaccords. La Criirad va mesurer sur un point une radioactivité 70 fois supérieure au bruit naturel tandis que l’IRSN refuse de confirmer ces résultats.

De son côté, Placoplatre assure vouloir respecter les servitudes dont le site fait l’objet depuis 2005 et qui préconisent des mesures précises si des pollutions étaient détectées sur le terrain. Mais comment faire confiance à ce projet lorsque l’organisme chargé de surveiller Placoplatre ne constate pas de pollutions significatives sur le site contrairement aux affirmations de la Criirad ?

Une chose est sûre, élus et associations restent divisés sur le destin du fort. Si certains brandissent le danger que peut représenter un tel chantier, d’autres estiment que le site, probablement encore pollué, ne peut plus être laissé à l’abandon et à la merci des ferrailleurs…

Marie Jo Sader

jeudi 27 février 2014

URGENT – Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

URGENT – Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

26/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif « Sauvons la Dhuis« :

Mardi 25 février après-midi, à la demande des préfectures, le collectif « Sauvons la Dhuis » a été invité à participer à une campagne de mesures contradictoires de 3 points chauds dans l’enceinte du Fort de Vaujours. Deux de ces points avaient été identifiés par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) dans le cadre d’une étude préliminaire conduite en 2001. Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) s’était engagé à l’époque à les décontaminer.

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Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), a confié la réalisation de cette campagne de mesures à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et à l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO). La CRIIRAD a finalement été acceptée suite aux pressions des associations locales.

Depuis 2012, la CRIIRAD indique que les mesures réalisées par les associations en 2011 avec un compteur Geiger RADEX devaient être prises en considération et que l’absence de détection des points de contamination par les organismes mandatés par PLACOPLATRE (IRSN et BURGEAP) ainsi que par le CEA était probablement lié à un choix d’appareils inadaptés (voir la Vidéo CRIIRAD : http://www.criirad.org/vaujours/detection-uranium-appauvri-vaujours.html).

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Intenses discussions entre les techniciens sur le protocole de mesures dans la casemate TC1.

Lors de la réunion préalable aux prises de mesures du 25 février, la CRIIRAD a insisté pour que les mesures soient effectuées avec un contaminomètre alpha-bêta-gamma ce que ne prévoyait pas le protocole initial préparé par l’IRSN!!!

Le verdict a été sans appel : 2 zones de contamination ont été détectées au niveau des points PC4 et CEA1. Avec un bruit de fond naturel situé autour de 2 coups par seconde, les mesures de la CRIIRAD au moyen d’un contaminomètre sensible aux rayonnements alpha, bêta et gamma (Canberra MCB2) ont révélé une radioactivité à 37 coups par seconde à 20 cm en dessous du point PC4 et à 133 coups par seconde au contact du point CEA1.

Pendant les prises des mesures qui ont pris des heures, un micro fragment métallique s’est détaché du mur au point CEA1 avant de tomber au sol. La CRIIRAD a mesuré ce fragment, probablement d’uranium, à 140 coups par seconde (alpha-beta-gamma). Il a été ensuite prélevé par l’IRSN pour des analyses approfondies en laboratoire.

Lien vers la vidéo des prises de mesures et du fragment métallique radioactif qui s’est décroché du mur : http://youtu.be/a2kaDplvr8A

Rappelons que l’uranium est un produit très toxique à la fois sur le plan chimique et radiologique. Il est particulièrement dangereux par ingestion et plus encore par inhalation. Une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies.

Ainsi une contamination radioactive plus de 70 fois supérieure à la normale a bien été confirmée par la CRIIRAD en présence de l’ASN dans la casemate de tir TC1 du Fort de Vaujours.

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Le fragment de matière radioactive tombé au sol qui a été prélevé pour analyse en laboratoire

Le point CEA1 mesuré à une valeur 33 fois supérieure à la normale par les associations en mai 2011, avait été signalé à sa découverte par voie de presse, mais cette mesure a constamment été réfutée par les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre.

Ces contaminations radioactives ont donc été révélées en présence de la presse, de représentants des préfectures de Seine-saint-Denis et de Seine-et-Marne, d’élus locaux des villes de Vaujours, Courtry, Coubron, Villeparisis et Livry-Gargan. Des cadres de Placoplatre et des associations locales étaient également présents.

Par conséquent, comme la CRIIRAD l’avait rappelé en décembre 2012, (http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/remarques-CRIIRAD-CLCS-VAujours.pdf), le Fort de Vaujours est bel et bien toujours contaminé par des matières radioactives. La controverse est donc terminée.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Devant l’incapacité accablante de mettre en évidence un point clairement identifié depuis 2011, quelle valeur peut-on accorder à toutes les analyses réalisées sur le Fort pour le compte de Placoplâtre depuis 2010 par l’IRSN, le BURGEAP et le CEA ? Comment de tels organismes peuvent-ils avoir montré autant d’incompétences ?

Il est temps désormais que les préfectures, les élus locaux, les parlementaires et le gouvernement Français prennent enfin la pleine mesure des contaminations radioactives et autres pollutions du Fort de Vaujours.

Nous leur demandons expressément de mettre un terme définitif au projet d’exploitation en carrière à ciel ouvert sur ce site : L’incompétence totale de l’ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans est désormais la preuve irréfutable du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des premières habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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dimanche 23 février 2014

Fort de Vaujours : l’exemple du Fort de Sucy

Avec le Fort de Vaujours, il a beaucoup été question des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques et en métaux lourds ainsi que la présence de munitions non explosées.

Il ne faudrait pas oublier que le Fort de Vaujours est aussi un ouvrage militaire de la fin du XIXe siècle à forte valeur patrimoniale. Certains estiment qu’il devrait être classé au patrimoine historique de notre région.

Nous allons vous montrer l’exemple du Fort de Sucy. Edifié entre 1879 et 1881, le Fort de Sucy, comme le Fort de Vaujours, était un élément de la 2ème Ceinture Fortifiée de Paris, un système mis en place par le général Séré de Rivières après le siège de la capitale en 1870. Ces Forts sont les derniers exemples en pierre de taille de l’architecture militaire de la fin du XIXe siècle.

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Entrée et Fronton du Fort de Sucy

A l’inverse du Fort de Vaujours, le Fort de Sucy, propriété de la commune de Sucy, a été sauvegardé et préservé de la destruction. Il est désormais ouvert au public ainsi qu’aux activités du tissu associatif local. C’est un bel exemple de réhabilitation pour le devenir du Fort de Vaujours.

Samedi 23 Février 2014, nous avons visité le Fort de Sucy en compagnie de Jean-Charles de l’association « A la Découverte du FORT DE SUCY (ALDFS)« .

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Entrée du Fort de Sucy

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Fossés sec du Fort de Sucy

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La jeep d’époque de Jean-Charles

Merci à Jean-Charles pour cette visite exceptionnelle.

Voir l’album photos complet avec plus de photos et d’observations sur Google Picasa :

Le Fort de Sucy

jeudi 20 février 2014

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Mardi 25 février 2014 à partir de 14h30, le collectif « Sauvons la Dhuis » participe à une visite technique du Fort de Vaujours avec la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l’Association pour le Contrôle Radioactivité dans l’Ouest (ACRO).

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Fronton du Fort de Vaujours

Dans la continuité de cette visite, le collectif « Sauvons la Dhuis » organise une réunion publique pour évoquer la problématique des contaminations radioactives et des pollutions du Fort de Vaujours.

Cette réunion aura lieu Mardi 25 Février 2014 à partir de 20h30. Elle se déroulera dans la salle Crétier, 5 rue Roger le Maner à Sevran (93270).

Cette réunion aura pour objectif de vous expliquer toutes les problématiques du devenir du Fort de Vaujours au regard de son histoire, de vous projeter des images d’archives des expérimentations du Commissariat à l’Energie Atomique sur ce site et mettre à votre disposition toute la documentation dont nous disposons. Vous aurez également toute liberté de vous exprimer et d’échanger avec nous.

Bruno Chareyron, en tant que directeur du laboratoire de la CRIIRAD, sera également présent. Il pourra présenter les travaux et les études réalisés en 2001/2002 sur le Fort de Vaujours ainsi que l’analyse de la CRIIRAD des problématiques associées aux projets à venir. Il pourra également répondre à toutes vos questions et remarques liées aux contaminations radiologiques du site.

Lien vers le communiqué de la CRIIRAD du 5 Février 2014

Finalement, nous voudrions remercier la ville de Sevran pour avoir été si réactif à nous fournir une salle dans des délais aussi brefs.

En comptant sur vous nombreux,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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mardi 11 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

10/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif « Sauvons la Dhuis« :

Samedi 8 février 2014, malgré une météo particulièrement défavorable et des accès en transport en commun compliqués, vous avez été plus de 400 citoyens à participer, dans le calme, à notre manifestation, de Coubron à Courtry, afin d’exiger la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours.

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Dans son communiqué, en date du 5 février, la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) a affirmé qu’il persistait « une contamination radiologique en particulier par de l’uranium appauvri utilisé par le CEA DAM » (ndlr : Commissariat à l’Énergie Atomique / Direction des Applications Militaires) « pour des tirs à l’air libre et en casemates » sur le Fort de Vaujours.

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Entrée du Fort Central de Vaujours

Cette association indépendante a également précisé qu’il lui était impossible d’évaluer les risques liés au projet de carrière de gypse à ciel ouvert de Placoplatre sans obtenir en préalable du CEA des « informations détaillées sur la localisation des fosses, canalisations enterrées et autres ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur sur le plan radiologique, chimique et pyrotechnique ».

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Tir à l’uranium à l’air libre (Source CEA)

Le 06 février, nous pensions qu’après une question au gouvernement demandant la vérité sur le Fort de Vaujours posée par une sénatrice de Seine-Saint-Denis, l’État Français aurait enfin pris ses responsabilités appréciant toute la mesure de la situation afin d’empêcher qu’une carrière à ciel ouvert ne soit ouverte à une quinzaine de kilomètres de Paris sur un site contaminé à l’uranium, comme l’affirme la CRIIRAD.

C’était sans compter sur l’influence de Placoplâtre, filiale du groupe Saint-Gobain !!!

Jeudi 06 février, au matin, des élus triés sur le volet dont beaucoup de la majorité présidentielle, ont été invités à l’usine de Placoplatre pour être reçus par les dirigeants de cette société, des représentants du CEA ainsi que par les préfets du secteur. Un très important service d’ordre composé de forces de police et de vigiles missionnés par Placoplatre a été mis en œuvre afin que cette réunion puisse se faire à l’abri des regards et des oreilles indiscrets.

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Tir froid en caméra haute vitesse (Source CEA)

A l’issue de cette réunion à huis clos, l’affaire était entendue : tous les moyens devront être mis en œuvre afin de mettre un terme le plus vite possible à la dynamique de vérité sur le Fort de Vaujours du Collectif « Sauvons la Dhuis ».

Cela commence le jour même, à 15h10, quand le ministre de l’écologie, Monsieur Philippe Martin, en réponse aux questions de la Sénatrice, se met à lire une réponse ressemblant à s’y méprendre au discours d’un chargé de communication de Placoplatre !!!

Le lendemain, tandis que cela est prouvé au travers de publications officielles, de déclarations versées lors de l’enquête publique d’abandon du fort et des témoignages concordants de personnes ayant travaillé sur le site, Placoplatre lors d’une conférence de presse a affirmé qu’aucun tir à l’uranium à l’air libre n’a été réalisé de 1951 à 1997 par le CEA !!!

Voir l’article du Parisien « J’ai réalisé des tirs d’uranium à Vaujours », Publié le 12.06.2000 : http://www.leparisien.fr/faits-divers/j-ai-realise-des-tirs-d-uranium-a-vaujours-12-06-2000-2001433961.php

Extraits du livre du CEA, si Vaujours m’était conté :

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Placoplatre et le CEA s’opposent aussi à l’expertise reconnue de la CRIIRAD et réaffirment à l’unisson que le site a été complètement décontaminé tandis que le CEA lui même affirmait en 2000 que des « zones tellement contaminées avaient été noyées dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer ». A l’époque, le CEA avait aussi admis qu’une « quantité d’uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d’eau pluviale et les puits d’infiltration » (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Concernant le point de radioactivité « CEA 1 » sur lequel Placoplatre base toute sa stratégie de communication, Hélios Buissart, ancien vice-président de l’association l’effort de Vaujours, affirme avoir montré la contamination radiologique de ce point avec un compter Geiger à Placoplatre ainsi qu’à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) lors de plusieurs visites techniques du Fort, entre 2011 et 2012 !!! Ce point a-t’-il été décontaminé depuis ?

La veille de notre manifestation, le couperet tombe. Monsieur Claude Évin, en sa qualité de directeur de l’Agence Régionale de Santé d’île-de-France (ARS), malgré des demandes unanimes reçues de maires, de sénateurs et de députés de tous horizons politiques, refuse de commanditer des études épidémiologiques, afin d’investiguer sur les cas de cancers des villes situées autour du Fort de Vaujours. Dans un courrier adressé au président de la Communauté de Marne et Chantereine, il ose même écrire : « Souhaitant que ces informations vous aident à rassurer les populations concernées » !!!

Ainsi depuis le sommet de l’État Français, il a donc été décidé de tenter de confisquer la vérité aux citoyens.

Devant ces tentatives pour nous réduire au silence, les élus de Villeparisis, eux, ont voté dans le courant de la semaine, une motion parfaitement conforme à notre pétition. Nous espérons que les élus des villes de Courtry, Coubron et Vaujours sauront la prendre comme un bel exemple à suivre.

>> Lien vers la motion de la Ville de Villeparisis

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Le collectif « Sauvons la Dhuis », malgré les pressions qui pèsent sur lui, reste plus mobilisé que jamais. De nouvelles actions vont être initiées car il est essentiel pour l’avenir de notre territoire que la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours soit révélée aux citoyens français.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 6 février 2014

Fort de Vaujours : 05-02-2014 – Le communiqué de la CRIIRAD

Ce Jeudi, la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), qui a travaillé sur le Fort de Vaujours en 2001 et 2002, a décidé de remettre les pendules à l’heure.

Devant les explications abracadabrantesques de Placoplâtre, du CEA et de l’IRSN afin de tenter d’endiguer la marche citoyenne pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours, la CRIIRAD a décidé de délivrer un communiqué qui fera date dans notre quête acharnée pour la vérité.

Nous vous invitons à le lire ce communiqué avec beaucoup d’attention : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/5-fev-2014.pdf

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Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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samedi 1 février 2014

Fort de Vaujours : l’Affiche de la Manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : l’Affiche de la Manifestation du 8 février 2014

affiche collectif V1

Lien vers cette affiche en Haute définition : http://sauvons.dhuis.fr/public/Manifestation/Fort2Vaujours_Affiche_Manifestation_01.jpg

Fort de Vaujours : Appel à manifester Samedi 8 Février 2014 après-midi

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à avoir signé la pétition du Collectif « Sauvons la Dhuis » pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du fort de Vaujours.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L’ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à vous indigner devant les projets surréalistes de Placoplâtre et de la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC), sur un ancien site du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) contaminé par des matières radioactives, pollué aux métaux lourds, chimiquement souillé et piégé par des obus non explosés depuis la seconde guerre mondiale.

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Novembre 2011, manifestation victorieuse pour empêcher la vente de 4,7 kms de la Dhuis à Placoplâtre.

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à demander la vérité sur l’état de santé des populations locales qui souffrent, dans l’indifférence, de taux de décès par cancer anormalement élevés depuis des dizaines d’années.

Depuis le lancement de notre pétition, des anciens du CEA du Fort de Vaujours et des médecins du secteur se sont mis spontanément à parler et à nous soutenir. La chape de plomb est en train de se fissurer. L’heure de la vérité a sonné.

Devant les tentatives d’élus de minimiser la gravité de la situation, le silence absolu des services de l’ÉTAT, le jusqu’au-boutisme de Placoplâtre et les voeux pieux de la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine :

Le collectif « Sauvons la Dhuis », vous invite à une marche pour dire :

NON aux projets de Placoplâtre et de la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine

POUR que tous les moyens soient donnés afin de trouver les causes des taux élevés de décès par cancer dont souffrent les riverains du Fort de Vaujours.

Cette marche aura lieu Samedi 8 Février 2014 à partir de 14h30. Le lieu du rendez-vous a été fixé sur la commune de Coubron (93470), au niveau la place du Pâtis.

Cette marche pour la santé des citoyens, d’une durée de 2 heures, permettra de faire un aller-retour de Coubron (93470) à Courtry (77181), entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne.

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Novembre 2011, manifestation victorieuse pour empêcher la vente de 4,7 kms de la Dhuis à Placoplâtre.

Samedi 8 février 2014 à 14h30, d’où que vous soyez, nous comptons donc fortement sur votre participation afin de préserver la santé des habitants et des personnes qui interviendront sur le site et pour exiger que Placoplâtre et la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine abandonnent DÉFINTITVEMENT leurs projets respectifs d’une carrière à ciel ouvert et d’une zone d’activité économique sur le fort de Vaujours.

Nous comptons également sur vous nombreux pour demander la levée du secret défense et la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire relative aux conséquences des expérimentations nucléaires réalisées au Centre d’études du Commissariat à l’Énergie Atomique de Vaujours-Courtry.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n’envoyer aucun message à caractère politique.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L’ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 30 janvier 2014

Fort de Vaujours : de l’uranium dans le gypse ?

Fort de Vaujours : de l’uranium dans le gypse ?

30/01/2014 – Communiqué du collectif « Sauvons la Dhuis »

Dans notre pétition, déjà signée par plus 82.000 personnes, nous avions signalé que du début des années 1960 jusqu’en 1997, le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), après chaque tir à l’uranium en casemates, évacuait les éclats, poussières et autres déchets à grandes eaux dans des puits dit de « lavage » profonds de plusieurs dizaines de mètres.

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Tir froid à l’uranium pris avec une caméra haute-vitesse (Source – Archive CEA)

En effet, 14 de ces puits ont été recensés sur le site. Certains ont été bouchés avec du béton à la cessation des activités du CEA entre 1995 à 1998.

Lors de l’enquête publique de 2000, le CEA, après avoir nié vigoureusement pendant des années toute pollution du Fort de Vaujours, avait fini par reconnaitre que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer.

Sous la pression de l’époque, le CEA avait aussi fini par admettre qu’une quantité d’uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d’eau pluviale et les puits d’infiltration (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Quelle est cette quantité d’uranium qui contaminerait l’or blanc convoité par Placoplâtre ?

Nous nous sommes renseignés : lors des « petits » tirs d’uranium qui faisaient vibrer les vitres des riverains, le CEA utilisait des sphères d’uranium d’environ 250 à 300 grammes, de 4cm de diamètre; pour les tirs plus important, les sphères étaient d’autant plus grosses.

Les témoignages d’anciens du CEA confirment qu’après chaque explosion les poussières radioactives en suspension dans l’air étaient directement envoyées dans l’atmosphère alors que les poussières et autres éclats au sol étaient poussés à grandes eaux directement dans des puits de lavage. Le CEA a pratiqué de 4 à 8 tirs par jour en casemates du début des années 1960 jusqu’à la fermeture du centre d’expérimentation en 1997.

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Sphère de tir à l’uranium (Source : Archive CEA)

Dans les années 1950, selon le CEA lui même, les tirs à l’uranium dont les gros tirs étaient réalisés à l’air libre !!!

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Tir froid à l’air libre (Source : Archive CEA)

Un calcul simple permet de se faire une idée des quantités d’uranium qui ont pu atteindre les masses de pierre à plâtre des sous-sols du Fort de Vaujours. Rien qu’avec des hypothèses basses, 5 tirs par jour avec des sphères d’uranium de 275 grammes, 200 jours par an, pendant 40 ans : cela représente 11 tonnes d’uranium, oui vous savez bien lu : 11 tonnes.

Nous avons donc potentiellement plusieurs tonnes d’uranium dans l’or blanc de Placoplâtre.

Pourquoi Placoplâtre, en 4 ans, n’a t’il pas demandé à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) d’inspecter ces puits ?

Pour rappel, le 24 Janvier 2014, l’IRSN a publié une note précisant que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines» .

Pourquoi Placoplâtre a t’il recouvert ces puits de dalles de béton ?

Comment Placoplâtre peut il encore affirmer qu’il n’y a pas de problème de contamination radioactive du site suite aux révélations de l’IRSN, aux analyses de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et aux témoignages d’anciens du CEA dont certains parlent de fosses remplies de conteneurs pleins de matières radioactives ?

N’est-ce qu’une pure coïncidence, si le 5 mai 2009, soit presque une année avant le rachat de 31 hectares du Fort de Vaujours par Placoplâtre, a été publié un arrêté permettant des dérogations autorisant la présence de matières radioactives, entre autres, dans les matériaux de construction ?

Pour information, cet arrêté, pris en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), banalise, selon cette dernière, la délivrance de dérogation de ce type. La CRIRAD s’oppose également à cet arrêté depuis sa publication.

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Accès à un des 14 puits de « lavage » du Fort de Vaujours en 2011

Le 6 février 2014 prochain, à 08h30, Placoplâtre reçoit officiellement des élus triés sur le volet. Les cadres de cette société seront accompagnés de représentants du CEA.

Et oui, les propriétaires d’hier s’associent avec ceux d’aujourd’hui, le CEA sera donc présent, comme en 1997, pour tenter de faire croire aux politiques que cet ancien site de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les activités entre 1951 et 1997 sont toujours frappées du secret défense, est normal !!!

La presse et les associations bien sûr, ne sont pas invitées. C’est tout l’art de la transparence par l’absence des questions qui fâchent et du débat contradictoire !!!

Voilà encore le genre de manœuvre qui renforce le collectif « Sauvons la Dhuis » dans sa lutte pour l’abandon immédiat du projet de carrière de gypse à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.

Le projet Placoplâtre ne doit pas constituer un frein a l’établissement de la vérité sur la nature réelle des risques : liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.

C’est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l’État Français.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

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lundi 27 janvier 2014

Fort de Vaujours : les révélations de l’IRSN

Fort de Vaujours : les révélations de l’IRSN

27/01/2014 : Nouveau communiqué du Collectif « Sauvons la Dhuis« :

Après nos précédents appels à signer notre pétition pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours (Déjà signée par plus de 82.000 personnes), la société Placoplâtre évoque les missions pour lesquelles elle aurait sollicité l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) afin de réaliser des mesures radiologiques.

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Entrée du Fort de Vaujours en 2010.

En effet, depuis 2011, Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain, tente de rassurer les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, les élus ainsi que les habitants des environs en s’appuyant sur des analyses de l’IRSN qui affirmeraient qu’il n’existe aucune contamination radioactive sur le site.

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Le 24 Janvier 2014, pressé par la médiatisation de notre pétition, l’IRSN a publié pour sa part une note d’information relative au fort de Vaujours.

La note de l’IRSN : IRSN_NI-Fort-Vaujours-Controles-Radiologiques_24012014.pdf

La lecture de cette note est édifiante, accablante et laisse sans voix.

On y apprend que la société Placoplâtre,s’était engagée en 2011, à rendre publics les résultats de leurs analyses. A ce jour, le collectif « Sauvons la Dhuis », malgré des demandes répétées, n’a jamais réussi à les obtenir. Cet engagement n’a donc jamais été tenu, aucun document de l’IRSN n’a jamais été communiqué lors des différentes réunions avec Placoplâtre sur le sujet !!!

Cette note met également en évidence des analyses réalisées à la demande exclusive de Placoplâtre. Celles-ci ont été limitées à l’analyse de carottes de sondages des sols réalisés par d’autres prestataires sans aucune garantie de provenance; ainsi qu’à la seule étude de points de contamination radioactifs ciblés lors des campagnes de prospection très limitées de 2001/2002 réalisées par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et la SUBATECH.

Dans cette note, l’IRSN affirme enfin que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines ».

La semaine dernière, dans la presse, le directeur général adjoint de l’IRSN a même confirmé que le site n’a été que très partiellement décontaminé en 2001/2002, pour lui : « le nettoyage a été fait » (seulement) « dans des zones ciblées ».

À ces révélations, Il faut aussi ajouter les témoignages édifiants d’anciens du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et de la CRIIRAD qui déclarent depuis des années :

  • que les moyens mis en œuvre en 2001/2002 par le CEA n’étaient pas en mesure de détecter les contaminations radioactives des sols en dessous de quelques centimètres de profondeur,
  • qu’un bloc d’uranium 238 sous quelques centimètres de terres est très difficile à déceler en surface,
  • que le CEA a reconnu que certains ouvrages contaminés ont été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer,
  • que les eaux potentiellement contaminées par les tirs à l’uranium, étaient déversées dans des puisards qui peuvent être contaminés en profondeur,
  • que les résultats des mesures de radioactivité réalisées sur site par les associations en 2011, 33 fois supérieures à la norme « doivent être pris en compte »

Les révélations de l’IRSN font donc éclater avec force, une bien triste vérité : aucun état radiologique complet du site n’a jamais été réalisé, et pourtant, cela n’empêche pas la société Placoplâtre de laisser entendre haut et fort que tout est normal et de s’enfoncer dans un jusqu’au-boutisme irresponsable.

Cette situation ne peut plus durer.

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Mesure de radioactivité à 33 fois la norme prise dans l’enceinte du fort de Vaujours en Mai 2011 avec un RADEX 1503.

Si nous voulons bâtir ensemble un avenir serein et partagé en ce lieu, il ne doit plus y avoir d’actes inconscients de dissimulation et de minimisation des risques.

Cet industriel ne doit plus être juge et partie des dangers qu’il fait courir à ses employés, à ses sous-traitants ainsi qu’aux populations riveraines des villes de Courtry, Coubron, Vaujours et d’ailleurs.

C’est pourquoi, le collectif « Sauvons la Dhuis » re-demande avec force, l’abandon immédiat du projet de carrière de plâtre à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.

Le projet de Placoplâtre ne doit plus être un obstacle à l’établissement de la vérité sur la nature réelle des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.

Ainsi nous demandons aux préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne de publier, dans les plus brefs délais, des arrêtés préfectoraux interdisant :

  • l’exploitation des sols et des sous-sols du site
  • la destruction des bâtiments du fort de Vaujours
  • toute occupation humaine du site hormis celle liée à la sécurisation des accès du site

Ceci est un préalable indispensable pour que tous les moyens soient mis en œuvre, de façon indépendante, afin que toute la lumière soit faite sur les contaminations du fort de Vaujours.

C’est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l’État Français.

Ce n’est que lorsque la vérité sera parfaitement établie et connue de tous, qu’un avenir pour le fort de Vaujours pourra être envisagé, ensemble.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS – http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L’ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation du 8 février sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

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samedi 25 janvier 2014

Journal POLITIS : Le fort de Vaujours miné par l’atome

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POLITIS : Le fort de Vaujours miné par l’atome

En région parisienne, un ancien site d’expérimentations nucléaires est l’objet d’une bataille entre l’entreprise BPB Placo, qui souhaite en faire une mine à ciel ouvert, et un collectif d’associations, qui affirme que les lieux ont subi une pollution radioactive.

Article paru dans Politis n° 1287

Voilà plus de dix ans que l’avenir du fort de Vaujours, à cheval entre la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, est sujet à polémique. Aujourd’hui, le collectif Sauvons la Dhuis sonne l’alarme : trop d’incertitudes entourent le site, et la mine de plâtre qui devrait le remplacer constitue un danger. Construit en 1876, le bâtiment a été la propriété du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de 1951 à 1997. L’organisme y réalisait des expériences pyrotechniques pour développer des détonateurs de bombes atomiques. Il utilisait de l’uranium appauvri qui, d’après les témoignages d’anciens employés, atterrissait parfois à plusieurs centaines de mètres de là.

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Fronton du Fort de Vaujours

En 1997, le CEA quitte les lieux et commence à nettoyer le site. Quatre ans plus tard, lors d’une campagne de mesures à la demande de plusieurs associations, la Commission de recherche et d’investigation indépendantes sur la radioactivité (Criirad), créée à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, est autorisée à faire des relevés sur le site. Plusieurs zones radioactives sont détectées. « À l’époque, le CEA a reconnu avoir bétonné des zones trop contaminées pour être nettoyées », se souvient Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad. Le CEA poursuit son assainissement. « Seulement 1 000 mètres carrés sur 45 hectares !, déplore Christophe Nédélec, du collectif Sauvons la Dhuis.

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Nettoyer correctement le site coûterait très cher. » D’après Jérôme Joly, directeur général adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le nettoyage a été fait dans des zones ciblées, ce qui, « sur le principe, ne le choque pas ». En 2005, la préfecture décide de frapper le site de servitudes pour encadrer l’exploitation du terrain : « Les terres issues de travaux de terrassement, construction ou modification du terrain doivent être stockées sur le site même. » Son utilisation pour un usage résidentiel ou recevant du public est interdite, et tous les travaux devront être contrôlés par l’IRSN.

Des servitudes qui seraient un simple « principe de précaution » pour Xavier Clément, porte-parole du CEA. « Les diverses commissions et services de l’État avaient de toute façon établi qu’il n’y avait plus d’impact radiologique sur le site », précise-t-il. En 2010, la société BPB Placo, qui possède déjà l’usine de plâtre voisine (l’une des plus grandes d’Europe), rachète les trois quarts du site. Elle souhaite détruire le bâtiment et installer une mine de gypse (le principal composant du plâtre) à ciel ouvert. Les associations s’inquiètent de nouveau : le site a-t-il été bien nettoyé ? Sans autorisation, le collectif Sauvons la Dhuis parvient à faire des mesures. « Nous sommes allés sur les points chauds identifiés par la Criirad. Notre appareil, un Radex, indiquait une valeur environ 30 fois supérieure au niveau naturel », raconte Christophe Nédélec. Au même moment, BPB Placo commence ses prospections en concertation avec l’IRSN. « On a recherché des traces d’uranium, mais on n’a rien trouvé », raconte Gilles Bouchet, responsable du développement des carrières à BPB Placo. L’Autorité de sûreté nucléaire (ARN) donne son aval.

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Entre les rapports officiels des organismes publics et les résultats d’une expertise citoyenne, où se niche la vérité ? Dès qu’il s’agit d’atome, la méfiance est de mise. Mais BPB Placo défend son travail. « Nous contestons les mesures du collectif, réagit Gilles Bouchet. L’IRSN a mesuré deux fois ces points, de façon publique, et je pense qu’il est difficile de mettre en doute ses compétences. » L’IRSN a réalisé deux types de mesures : elle a d’abord recherché des rayonnements puis analysé des prélèvements. Une méthode « très sensible » selon Jérôme Joly. De son côté, Bruno Chareyron estime que « le Radex est relativement performant pour détecter l’uranium.

C’est une matière très difficile à détecter, il faut vraiment être à l’endroit exact de la présence d’uranium, et qu’il ne soit pas recouvert de terre. Les résultats des recherches du collectif doivent être pris en compte ». Depuis 2010, et malgré les doutes, la société BPB Placo a continué ses prospections, et les villes alentour ont voté la modification de leur plan d’urbanisation pour y intégrer le futur chantier. « Ici c’est “placoland” !, s’insurge Christophe Nédélec. Le lobby est très puissant. On nie l’évidence de la présence de radioactivité, sinon l’exploitation du site ne serait plus rentable. Tout le monde flippe pour l’économie, pour l’immobilier. »

Depuis le 6 janvier, la bataille a pris un tournant. Le collectif a lancé une pétition dans laquelle il demande à la préfecture une nouvelle étude indépendante et la mise en place d’une enquête parlementaire. Quinze jours après sa mise en ligne, elle a déjà recueilli 80 000 signatures. Christophe Nédélec a tourné une dizaine de vidéos pour permettre aux internautes de comprendre ce dossier complexe. Plusieurs médias ont relayé l’information, notamment le Parisien. Dans ses pages, des témoignages troublants : un ancien du CEA dit avoir manipulé des produits radioactifs sans précautions, un sous-traitant déclare avoir été exposé à la radioactivité, ce qui expliquerait son cancer de la thyroïde. « Nous avons toujours appliqué la loi et nous avions des délégués du personnel qui auraient signalé tout problème », commente Xavier Clément, du CEA. « Dans la pétition, il est dit que nous allons demander la levée des servitudes, ce qui est faux, précise Gilles Bouchet. Nous savons creuser des mines et, à Vaujours, nous ne déplacerons pas la terre autre part que là où c’est autorisé. » L’entreprise, qui désire répondre aux signataires, souhaite l’organisation d’une réunion publique.

Elle prévoit aussi de créer un centre d’information sur les travaux. « Nous nous conformerons à ce que nous demande l’État, et voulons prendre en compte les remarques de la Criirad pour lever toutes les incertitudes », assure le responsable de BPB Placo. Pour lui, il n’est pas question d’exposer qui que ce soit à un danger radioactif. Et les supposées parties contaminées puis bétonnées, que deviendront-elles ? « Si quelqu’un devait démonter les bâtiments, ces zones bétonnées le seraient sous le contrôle radiologique de l’IRSN », répond Xavier Clément. Un dernier élément vient ajouter aux inquiétudes : les résultats d’une étude sur la santé des habitants de Courtry, la ville voisine.

Réalisée en 2012, elle révèle des taux très élevés de décès dus à des tumeurs : 16 points de plus que la moyenne de Seine-et-Marne pour les hommes, 23 de plus pour les femmes. Des chiffres qui viennent s’ajouter aux constatations de médecins : le nombre de cancers de la thyroïde et de dérèglements hormonaux dans le voisinage serait anormalement élevé. « Ça ne peut pas avoir de lien avec la radioactivité, explique Jérôme Joly, de l’IRSN, puisque c’est l’iode qui provoque ce type de maladies, et non l’uranium dans l’état dans lequel il était utilisé ici. »

En réaction à ces résultats et à la crainte grandissante de la population, la communauté d’agglomération Marne et Chantereine, propriétaire du reste du fort, et qui prévoyait d’y installer une zone d’activité logistique, demande à l’Agence régionale de santé qu’une étude soit menée « pour lever toute incertitude et apporter des éléments de réponse ». BPB Placo espère malgré tout pouvoir commencer ses travaux en 2016. Elle promet que la friche industrielle deviendra bientôt une zone de verdure sur laquelle chacun pourra venir se promener. Quant au collectif, il souhaite se battre jusqu’au bout : « On va organiser des manifestations. On ne va pas s’arrêter. C’est la vie des gens qui est en jeu ! », conclut Christophe Nédélec.

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